L'eau

Le Drac

Le Drac, torrent long d'environ 150 kilomètres, prend sa source à Orcières-Merlette dans les Hautes-Alpes. Durant des siècles, ce "Dragon" a entravé le développement de la commune.

Bien avant l'intervention humaine, le Drac se divisait en plusieurs ruisseaux qui serpentaient librement dans la vallée grenobloise. Ces ruisseaux se regroupaient avant de se jeter dans l'Isère au niveau de la Porte de France à Grenoble. La première mention d'une crue extraordinaire, qui entraîna de nombreux dégâts dans cette vallée, remonte à 1219. Par la suite, les inondations comme les tentatives d'endiguement sont nombreuses, et pèsent lourd sur les maigres finances de Fontaine.

Un lit artificiel, situé approximativement sur le tracé de l'actuel cours Jean Jaurès à Echirolles, subsiste jusqu'en 1676. Plus tard, le tracé est reculé jusqu'à sa position actuelle. La commune de Fontaine, dont les limites courent alors jusqu'à la Porte de France à Grenoble, est séparée en deux parties. C'est sous ce prétexte que la ville de Grenoble annexe en 1863 le territoire situé sur la rive droite, appartenant alors à Fontaine.

Ce n'est qu'au cours du XXe siècle que des aménagements plus fiables sont réalisés : une digue continue permet la construction de ponts ; La réalisation de barrages (Sautet et Chambon) entraîne une certaine stabilité du cours d'eau. Le Dragon semble aujourd'hui dompté.

Les ruisseaux

Des ruisseaux parcouraient autrefois la commune : le Vivier, la fontaine à 100 francs (située dans le parc du LEP Jacques Prévert), la via Etretta, la petite et la grande Saulne… La présence de ces cours d'eau permit le développement de certaines activités comme le traitement du chanvre (fibre textile) et des peaux.

Mais Fontaine fut également victime de leur présence. Les tanneries polluèrent ces cours d'eau où truites et écrevisses étaient autrefois pêchées, rendant également l'atmosphère nauséabonde. La grande Saulne dut être canalisée et recouverte. Elle coule aujourd'hui sous le boulevard Joliot Curie.